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Etienne Temwa : Un journal pour dire aurevoir Le chef de station adjoint de Crtv Extrême Nord est mort hier dans un accident de circulation.

In Médias, Presse on janvier 26, 2010 at 5:16

Il ne présentera pas le journal parlé de Crtv Extrême Nord ce mardi matin. Etienne Temwa Wanso dont le nom trône encore sur le tableau du service information de la station régionale n’est plus. L’affable et détendu «directeur» s’en est allé dans un accident de la circulation survenu hier alors qu’à bord de son pick-up, il s’en allait rejoindre une de ses épouses en poste à Guider. Et c’est sur le chemin, autour de 14h au lieu dit Bidzar, que le licencié en sciences sociales a fait plusieurs tonneaux, avant d’échouer dans un ravin sur la nationale N°1. Il y rendra l’âme. C’était donc un voyage de non-retour pour celui qui hier matin encore déroulait avec le talent qu’on lui reconnaît, Extrême Nord Actualités Matin. C’était sans doute les «au revoir» et les dernières images du joyeux Etienne Temwa qui ne manquait pas comme le relèvent en chœur ses collègues de distiller la bonne humeur au moyen des nombreuses boutades puisées dans la culture du peuple Toupouri. Un peuple qui perd ainsi un de ses dignes fils ; celui qu’Ayang Luc avait vite fait de désigner porte parole de la chefferie de 1er degré de Doukoula. Chefferie dont est originaire le journaliste de la Crtv qui a achève ainsi un long bail à la présentation du magazine rétrospectif 7/7. Son carnet d’adresse parmi les plus riches de la région de l’Extrême Nord avait fini par être l’outil de travail des gens de médias en poste dans cette partie du pays. Sa modération et sa mesure face aux situations les plus délicates, ont fait de lui un médiateur à titré des situations les plus rocambolesques au niveau de la corporation. Ce d’autant que sa position soutenue au sein de l’Union des journalistes du Cameroun depuis 2000 prédestinait celui qui a fait ses classes de journalisme à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic), à tenir cette posture. Simple contingence ou pure coïncidence, Etienne Temwa a essentiellement travaillé dans l’arrière pays. Il a tour à tour été chef de service adjoint en charge des magazines à Crtv Nord, chef de service de l’information et chef de station adjoint de Crtv Extrême Nord. Il range ainsi sa plume, alors même qu’il a aussi réussi à mettre en route la toute première association des consommateurs de la partie septentrionale du pays. Une prouesse qui clôture la vie et l’œuvre d’Etienne Temwa Wangso.

Dieudonné Gaïbaï Dieudonné Gaïbaï Journaliste

REPORTAGE. Mbororo : A la frontière de la peur

In Société on janvier 20, 2010 at 1:57



Plus de 60.000 peuls mbororo ont fui la guerre civile et les exactions en RCA pour trouver refuge dans l’Est camerounais.

Regardez mes mains, elles sont pleines d’ampoules. Je n’ai jamais cultivé quoi que ce soit depuis ma naissance. Je suis berger, et c’est ce que je sais faire. Nous n’avons presque plus rien à manger…”. Jaa’e ne sait plus où mettre la tête. Lui et sa petite famille sont installés non loin de Garoua-Boulaï depuis un an. Ils essaient tant bien que mal de cultiver du manioc, et lorsque l’occasion se présente, ils s’essaient dans le petit commerce. Mais rien ne marche, comme le dit Adda, sa femme qui tient sous les bras le dernier né de la famille, Koyné. Le petit de douze mois pleure sans arrêt. “Je dois aller voir le dofta à Garoua-Boulaï”, explique-t-elle.


Comme cette petite famille, ils sont environs 60.000 peuls mbororo à trouver refuge dans la région de l’Est, le long de la frontière centrafricaine. La plupart d’entre eux viennent de la république centrafricaine où ils sont victimes d’exactions diverses. En avril 2007 par exemple, des hommes armés sont descendus dans un village de l’Ouest de ce pays, et emporté avec eux tous les bœufs des habitants, non sans avoir laissé derrière eux plusieurs morts et des femmes violées. Aujourd’hui, le village Mobinou dans la préfecture de Nana Mambéré n’existe plus. Tous les habitants ont fui la zone, et plus personne n’habite plus dans les villages environnants.

Installés il y’a plusieurs siècles dans la région, les bergers peuls Mbororo sont les premiers à souffrir de la guerre civile qui sévit en RCA. Ils sont aussi victimes de kidnapping de tout genre. Les Zarguina (coupeurs de route), ont trouvé en ces derniers, des pourvoyeurs de richesse. Réputés fins éleveurs, de nombreuses familles ont perdus tout leur cheptel en payant les rançons demandées par les Zarguina, afin de rentrer en possession des membres de leur famille capturés. C’est la raison principale qui a poussé la trentaine de mille de Mbororo à se refugier au Cameroun, éparpillés sur la bande de la frontière centrafricaine. La plupart d’entre eux, en arrivant au Cameroun, n’ont pratiquement plus rien.

Galère

La survie, une fois arrivés au Cameroun, n’a pas été aisé pour Jaa’e, comme pour l’ensemble de ses congénères. Ils ont cherché du travail, sans en trouver. “Personne ne veut nous prendre parce que nous ne connaissons rien faire d’autre que l’élevage”, explique l’un d’eux. Or, il faut à tout prix nourrir la famille. Il aura fallu attendre plusieurs mois avant de voir arriver le Haut commissariat des réfugiés. Le HCR, et les nombreuses ONG essaient tant bien que mal de distribuer des produits de première nécessité comme le riz et le maïs. Mais, comme nous le confie un responsable du HCR, il faut agir rapidement, “car nos ressources s’épuisent et nous ne pourrons plus tenir le coup”.

L’une des difficultés des ONG présentes dans la région réside également dans la distribution des produits. Car les mbororo, arrivés par vagues se sont éparpillés dans les brousses, d’où la difficulté à les recenser. Le HCR a tout de même fait construire un centre, où de nombreux enfants sont internés chaque jour pour malnutrition. On arrive à en recenser quelques familles grâce à nos fichiers explique le Dr. Djuzo du centre thérapeutiques de nutrition de Garoua-Boulaï. Si leur sécurité est garantie par les éléments du Bataillon d’intervention rapide postés le long de la frontière, il reste que les peuls mbororo qui ne sont désormais plus bergers, vivent dans la précarité. Pour l’instant la seule activité reste l’agriculture, en attendant d’avoir une ou deux têtes de bœufs, et relancer l’élevage et le commerce du lait de vache.

David Wanedam In L`ODS

MAHAMAT ADOULKARIM, Maire de Kousseri,

In Développement on janvier 16, 2010 at 10:15

Quel regarde portez vous sur le budget voté dans votre municipalité pour le compte de l’exercice 2010 ?

Concernant le budget de la commune de kousseri qui vient d’être voté, il y’a une précision à faire. L’assiette de ce budget est d’environ 700 millions. Cette année, nous avons obtenues une avance d’un crédit axé dans la construction de l’hôtel de ville, mais le ratio exact de notre budget tourne autour de 200 millions, puisque le reste n’est complété qu’avec la participation de nos partenaires en développement. Sur les 700 millions alloués par les efforts de la commune de kousseri et ses partenaire, une fourchette de 300 millions sera affectée pour la construction d’un nouveau hôtel de ville qui sera certainement un pas positif qui nous marque depuis que nous somme à la tête  de cette municipalité. Je pense bien que notre budget en recette est de 200 millions, et l’intervention du Feicom s’élève à plus de 300 millions

Hormis la construction d’un nouveau Hôtel de ville, quels sont les autres chantiers prioritaires?

Les chantiers prioritaires selon notre modeste vision, c’est la lutte contre la pauvreté. Mais particulièrement l’assainissement urbain de la ville de Kousseri. Notamment les déchet et ordures ménagères caractérisées par les ordures ménagers appelés communément les plastiques d’emballages en plein cœur de Kousseri. Par constat, nous nous somme rendus compte que ce qui rend la ville sale, c’est le manque d’une notion de salubrité chez nos populations. La situation dégradante de ces ordures ménagères que l’on trouve à Kousseri ne se rencontre nulle part ailleurs au Cameroun. Cette situation donne du fil à retordre.  Bien que la récupération de ces déchets plastique est utile dans les confections des pavés destinées à l’embellissement des maisons, mais il reste beaucoup à faire. Certes, mon prédécesseur avait commencé à former certains jeunes dans la fabrique des dits pavés, mais à défaut de preneurs (acheteurs) ce vaste chantier tourne au ralenti. En principe, la récupération et transformation à des fins utiles de ces plastiques sont une excellente initiative digne de réduire la nuisance des ordures ménagers, mais nous attendons la perspective du partenariat avec Hysacam afin de solutionner ce fléau. Après les retombée de la concertation avec Hysacam, je saisirais le ministre du développement urbain afin de combler la satisfaction de nos attentes en terme d’hygiène et salubrité dans la ville de Kousseri

Parlons un tout petit peu de l’exercice écoulé,  peut- on connaître la nature des difficultés rencontrées dans la gestion de vos projets ?

Les difficultés rencontrées, ne sont pas des moindre. Notamment l’incivisme fiscal de nos populations. Des statistiques  alarmantes montrent qu’en 2009, nous avons engrangé moins de 60% des chiffres espérés. Pour ce faire nous avons pris des dispositions, c’est-à-dire que dès le début de l’année  2010, nous manierons nos collaborateurs qui sont chargés de la collecte des fonds de la commune. Ainsi j’ose croire qu’il y’aura changement dans le recouvrement de nos créances. Et pour améliorer tous cela, il faut un suivi, et nous allons tendre la main aux techniciens qui disposent d’une capacité d’expert dans le domaine fiscal. Par ce créneau, je crois bien que nous trouverons une solution à ces manquements.

Vos veux à l’endroit de vos populations.

Je lance un vibrant appel à tous, afin que nous travaillions la main dans la main. Les chefferies traditionnelles et les moyens financiers viendront à résoudre l’épineux calvaire de nos populations. Surtout en 2010 nous comptons assister efficacement les riziculteurs, les maraîchers. Au niveau de la santé publique, nous avons mis sur pied une plate forme afin d’améliorer l’aspect sanitaire. Du coté de l’enseignement, nous faisons ce qu’ont peut, car nous somme régulièrement en concertation avec l’inspecteur de l’éducation de base. Nous avons aussi des contacts particuliers avec les responsables de l’enseignement secondaire. Ce qui est sure, en cette année 2010, nous allons réaliser 2 ou 3 salles de classes avec équipements complets dans nos établissements. Le recrutement d’enseignants communaux figurera dans les lignes du budget communal. Notre mission principale, c’est aider la populations a sortir de la pauvreté, car ce que se passe a Kousseri  est différent de ce qui se passe au milieu rural. A toutes et à tous, je leur souhaite bonne et heureuse année  en 2010.   

Propos recueillis par   Hakda Happy Abel