Affaire du crash de l’avion de la Camair: Tchiroma arme et tire.


Le président national du Front pour le Salut National du Cameroun a débattu avec ses militants de Garoua des sujets qui animent l’actualité camerounaise.

Dans une rencontre à Garoua lundi dernier, Tchiroma a fait le tour d’horizon de certains sujets brûlants de l’heure avec ses militants. De l’affaire albatros, en passant par l’aide à la presse privée, le crash de 1995, le ministre de la communication en est sorti très blanc de toutes les accusations donc son ex-collaborateur. Les présidents des sections et sous sections du FSNC dans le Nord, de l’Extrême nord et de l’Adamaoua se sont regroupés en solidarité autours de leur président national qui fait profil bas depuis un certain temps. Cette visite vient en temps opportun. Le ministre reçoit les balles de tous les cotés. On a, à un certain moment même déclaré la mort du parti avec les départs de plusieurs membres influents. Les adversaires d’Issa Tchiroma ont même déclaré que les militants du fsnc auraient demandé la démission de leur président national du gouvernement après les sorties des quatre lettres de Marafa Hamidou Yaya qui faisaient de lui, le prochain locataire de la prison centrale de Yaoundé. Issa Tchiroma a donc démontré à ses militants que les accusations sont fausses et non fondées. «Démissionner n’a jamais passé à mon esprit», a-t-il déclaré devant ses militants.

Le ministre de la communication a même accusé la presse qui, selon lui, n’a pas été objective pendant les différents sorties des lettres de Marafa. Pour lui, les journalistes ne sont jamais allésà la source de l’information «mais ils se sont contentés de publier des informations bien préparées et biens orchestrées sans jamais les vérifier». Le ministre a continué en disant que «ces informations sont toutes cousues du fil blanc et ne sont ni plus ni moins qu’un tissu de mensonges».

Y faisant, le ministre de la communication est tombé sur l’affaire albatros. Ici un peu plus haut, il s’est lavé encore en blanc. Le ministre a fait comprendre à ses militants qu’il n’a jamais eu de contentieux avec l’ex-ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, et qu’il ne comprend pas pourquoi certains le traite d’être à l’origine de son arrestation «Je n’ai aucun intérêt de voir ce fils de Garoua en prison. Nous n’avons jamais discuté une affaire d’argent, vous connaissez tous ma maison à Yaoundé comme à Garoua, c’est très modeste, autre chose qui sépare les hommes c’est l’affaire des femmes, l’ex-ministre d’Etat et moi, n’avons jamais eu de problèmes à ce niveau. Politiquement, il est encore membre du bureau du comité central de Rdpc et je suis président national du fsnc, en termes de conquête du pouvoir rien ne me rapproche ou m’oppose de lui. Il a souvent dit et même démontré par ses écrits une haine amère envers moi, alors je ne sais pourquoi il me déteste autant».

Concernant le crash du Boeing 373-200 de la Camair le 03 décembre 2012, Issa Tchiroma a dit que c’est l’assureur qui était chargé de verser les indemnisations aux victimes et à leurs familles. «Le chef d’état avait prescrit que les survivants soient évacués en France pour les soins dans les cas graves, les autres ont suivi le traitement localement ici au Cameroun». En 2006, continue le ministre, 32.5 milliards dollars américains ont été versés dans le trésor public et cet argent est encore là. Issa Tchiroma insiste que selon l’accord de Vienne, une compagnie doit seulement en cas de crash payer les marchandises et bagages de ses passagers. «L’assureur SAA avait payé l’indemnisation au cas où notre avion était assuré tout risque, le chef de l’Etat dispose de cet argent conformément à ses compétences».

En ce qui concerne l’aide à la presse privée, le Mincom a dit qu’il n’a jamais donné de l’argent à des entreprises étrangères comme BBC, comme certains journaux l’ont déclaré. «L’aide à la presse privée en 2012 était de 200 millions Fcfa et le budget de BBC est au dessus du budget du Cameroun, donnant 500 millions à BBC c’est se moquer de la structure». En donnant rendez-vous à ses adversaires lors des prochaines élections législatives et municipales, Issa Tchiroma a dit que son parti le soutient toujours.

                                              PETER KUM REPORTER    pour La Nouvelle Expression
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