Institution : Maroua 1er à l’école du développement durable


Le patron de l’exécutif communal a participé du 20 au 22 juin dernier au sommet de Rio, aux côtés des dirigeants du monde,  pour évaluer les avancées faites dans le domaine de la préservation de l’environnement et de la lutte contre la pauvreté. 

L’objectif de la Conférence qui vient de s’achever était : d’assurer un engagement politique renouvelé pour le développement durable, d’évaluer les progrès à ce jour et les lacunes qui subsistent dans la mise en œuvre des résultats des grands sommets sur le développement durable, et relever les défis nouveaux et émergents. Pour ce faire, les participants devraient réfléchir sur deux thèmes à savoir : une économie verte dans le contexte du développement durable et l’éradication de la pauvreté et le cadre institutionnel du développement durable .

Pour débattre de ces problèmes dont l’envergure mondiale n’est plus à démontrer, pas moins de  193 pays se sont fait représenter ; à travers des chefs d’Etat et de gouvernement, des ministres, des élus locaux et aussi et surtout à travers des membres de la société civile.

Pour rappel, la toute première conférence des Nations Unies sur l’environnement a eu lieu en 1972 à Stockholm (Suède). Pour la première fois, l’on a posé sur la table de discussion, des questions relatives à l’avenir de la planète, l’épuisement de ses ressources, la pollution. En 1992, la conférence de Rio (toute 1ère conférence) a eu un effet fondateur : c’est à cette occasion que l’on a adopté le fameux « Agenda 21 », plan de développement durable pour le XXIe siècle, dans les domaines de la pauvreté, du logement, de la pollution, de la désertification, de l’agriculture, de la gestion des déchets, etc.

Quant à la question de savoir si la commune d’arrondissement de Maroua 1er est en phase avec l’ensemble des préoccupations relevées, Hamadou Hamidou, le maire de ladite commune se veut rassurant et ne manque pas d’énumérer les projets dans lesquelles la collectivité qu’il dirige est impliquée. Il s’agit des projets qui ont vu le jour a la faveur de l’admission de cette commune au rang de « Village du Millenaire »

« Ce sommet ma  permis de comprendre les défis qui interpellent et les enjeux du développement durable. Et je constate que les actions que la commune a souvent menée riment avec le développement durable » a-t-il ajoute.

Ouverture  sur fond de symboles

Lors de la cérémonie d’ouverture, un petit film de trois minutes a été projeté pour attirer l’attention des uns et des autres. Intitulé : « l’état de la planète, bienvenue dans l’anthropocène », il a montré les dégâts occasionnés par les hommes pendant cette période chronologique commençant de la révolution industrielle. Puis a suivi, le vibrant plaidoyer d’une jeune néo-zélandaise Brittany Trifold (de 17 ans). Cette dernière a interpellé les leaders de la planète à travers un message poignant : « J’ai du feu dans mon cœur, je suis en colère contre l’état du monde« , a-t-elle lancé avant de poursuivre. « Etes-vous ici pour vous sauver la face, ou pour nous sauver ?« . Et Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations Unies d’ajouter dans son discours que depuis le sommet de la Terre de 1992, « le progrès a été trop lent« . « Nous avons une deuxième chance« , a-t-il ajouté, en appelant les leaders présents à ratifier le texte en 50 pages, durement négocié. Un accord qui propose notamment un renforcement du Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE), question de lui donner plus d’efficacité, et une définition d’ici trois ans d’objectifs du développement durable, du type des objectifs du Millénaire pour le développement, qui viennent à échéance en 2015.

Le résultat est au final loin d’être atteint. « On est déçu, mais ce n’est pas un échec« , affirmait un d’entre eux quand la présidente brésilienne Dilma Rousseff a assuré pour sa part que ce n’est qu’« un point de départ ». Concernant tous les pays du monde (riches et pauvres), ces objectifs devraient être mis en place d’ici 2015, avec échéance probable en 2030. C’est peut-être là la principale avancée de Rio+20. Mais à propos Laurence Tubiana, directrice de l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales) cité par l’AFP, a estimé qu’il s’agissait là d’un « calendrier serré, intensif » et que ces objectifs représentent « l’acquis principal du sommet, sans hésitation« . Pour elle, il y a ainsi « une volonté de réussir« .

Plus optimiste, Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’ONU a quant à lui conclu : « les discours sont terminés, maintenant commence le travail. Le chemin est long et ardu, l’aiguille de l’horloge court, et l’avenir est entre nos mains« .

Par Bruno PATCHOAKE

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