CANDLELIGHT MEMORIAL: 200 personnes dépistées du VIH à Bertoua


La grande majeure partie d’entre eux constitue les jeunes filles dont l’âge excède 17 ans et plus.

Sous le thème « promouvoir ensemble la santé et la dignité », le 49è anniversaire du candlelight memorial- initiative destinée à se souvenir des victimes du sida, à sensibiliser et à promouvoir l’action communautaire- a été organisée ce week-end à Bertoua pour, comme chaque fois, rendre hommage aux nombreuses victimes du VIH- SIDA. L’Est a été retenue comme région hôte de cette manifestation par l’association camerounaise pour le marketing social (Acms), pour allumer les bougies commémoriales. Les organisateurs, sous le haut patronage du Gouverneur de l’Est, ont choisie le département du Lom et Djerem, principalement la salle des actes de la permanence du parti Rdpc du chef lieu de département. Tout était peaufiné pour que la cérémonie se déroule sans anicroche.
A l’entrée de jeu pour marquer d’un encreur l’occasion, le conseil national de lutte contre le sida (cnls) et l’acms ont réuni des jeunes filles, hôtesses et porteuses du message, pour attirer l’attention du public à se faire dépister gratuitement. Tout en véhiculant une sensibilisation sur la question de la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le virus du sida surtout que dans les différents discours, autorité sanitaire et administrative ont énoncé, après que l’annonce soit rendue publique par le ministre de la santé l’année dernière, le taux de prévalence de l’Est. Après la région du Sud, l’Est est la deuxième région classée sur le plan national à avoir plus de personnes infectées. Soit 6,3% de taux de prévalence donc deux points de plus que la prévalence nationale.
Il fallait donc à ce sujet pour cette cérémonie contrer l’ignorance, l’évolution de la maladie et le doute à travers des dépistages gratuits et volontaires. Le stand de dépistage officiel aménagé pour la circonstance était destiné à accueillir les personnes désireuses de connaitre leur statut sérologie. Sans bousculade aucune ils se sont fait dépistés. Au total de la campagne de dépistage du VIH/ SIDA l’affiche de présence indique plus de deux cent personnes ayant fait le test de dépistage. La plupart des chiffres indique l’adhésion massive des femmes et filles auxquelles l’âge varie entre dix sept ans et plus. Il y a de quoi peser le doute d’un plus en ce qui concerne la contamination au sein de la junte féminine.
Coté discours pleure et tristesse étaient au rendez- vous. Le plus choquant reste néanmoins le témoignage poignant d’une séropositive à voile ouvert qui a tenu aux yeux de tous à faire part de ses épanouissements au quotidien dans la société. Anne S. séropositive depuis huit (8) ans malgré son poids normal a (presque) persécuté le public. « Aujourd’hui les gens comprennent que cette maladie n’est plus une fatalité. Auparavant je ne pouvais pas parler aux personnes saines sans que je ne sois stigmatisé ». Avoue – t’elle bien portante avec une voix pleine d’enthousiasme. Membre de la l’association « Espoir » de Bélabo cette dame dont le charisme a surpris même les plus concernés est parvenue à briser la chaine. Laissant entrevoir le respect et l’amour envers les personnes porteur de cette maladie.
L’imam de la mosquée de Bertoua près du pasteur de l’église protestante a prié le Dieu suprême de venir en aide et soutenir les malades du monde entier. Au moment où la célébration se déroule dans cent quinze pays. Soutien également artistique, les artistes musiciens, Ledoux Marcelin, Atango de Manadjama et Zonga Gaimona, ont envouté le public dans la salle et motivé en chanson les malades présents de la région et du Cameroun. Quant aux messages lancés par les autorités administratives, ils avaient tous traits à la sensibilisation des gens à se soumettre à des tests volontaires et à se servir des préservatifs. Au moment du grand mémorial en mémoire des victimes du VIH/ SIDA, quarante neuf bougies allumées pour un engagement à lutter contre le Vih et réduire la stigmatisation en milieu social. Depuis 2006, le gouvernement s’est engagé à tordre le cou à cette maladie qui fait des ravages tant au Cameroun qu’à l’échelle internationale. Reste alors cependant que la lutte et la sensibilisation dans la partie Est du pays double d’option car comme l’a dit Emmanuel Ledoux Egamaba, représentant du Gouverneur de l’Est empêché, cette région est beaucoup plus affectée « parce qu’elle est une région transit avec la Rca et au Congo.»

Roméo TIGNANG

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