Macky Sall désormais président de la République du Sénégal


Candidat de la coalition « Macky 2012 », avec pour slogan « La voie du véritable développement », il mène campagne très astucieuse à travers le pays sans couper le fil avec le mouvement d’opposition du 23-Juin. Arrivé deuxième au premier tour, avec 26,58 % des voix, contre 34,81 % au président sortant, il parvient à rallier à sa cause l’ensemble des opposants et aussi et surtout les indécis et abstentionnistes du premier tour. Voici ce que nous offre le très respecté Wikipédia sur cet homme qui vient de faire son entrée dans la cours des grands.

 « Ses débuts politiques aux côtés d’Abdoulaye Wade

Diplômé, il adhère à la fin des années 1980 au Parti démocratique sénégalais (PDS) de Wade qui le repère.. En 1998, il est secrétaire général de la Convention régionale du PDS de Fatick depuis 1998 et président de la cellule Initiatives et Stratégies. Il reste fidèle à son leader, en devenant président des cadres du parti, et participant à ce titre à la campagne du « Sopi » de l’élection présidentielle sénégalaise de 2000 qui porte Abdoulaye Wade à la tête du pays.

Proche collaborateur du nouveau président, il espère intégrer le gouvernement, mais devient, de décembre 2000 à juillet 2001, directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN), dans laquelle il a occupé le poste de chef de la division Banque de données pendant plusieurs années[1], et conseiller spécial du président de la République, chargé de l’Énergie et des Mines, d’avril 2000 à mai 2001.

De mai 2001 à novembre 2002, il est ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique. Il remplace le professeur Abdoulaye Bathily qui deviendra vice-président de l’Assemblée nationale.

De novembre 2002 à août 2003, il est ministre d’État, ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique dans le gouvernement dirigé par Mame Madior Boye.

D’août 2003 à avril 2004, il est ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, porte-parole du gouvernement d’Idrissa Seck. Il sera remplacé à ce poste par Ousmane Ngom. Parallèlement, il est nommé vice-président du comité directeur du Parti démocratique sénégalais (PDS) en avril 2004.

Il a été chef du gouvernement de Wade

Macky Sall est nommé Premier ministre le 21 avril 2004. Il occupe ce poste jusqu’au 19 juin 2007, détenant le record de longévité des Premiers ministres de Wade. Peu connu, il s’impose lors de son premier discours de politique générale face aux ténors de l’opposition. Puis, il met en œuvre les projets présidentiels mis en sommeil par Seck : autoroute, corniche de Dakar, nouvel aéroport…

Il conduit la campagne pour la réélection d’Abdoulaye Wade en 2007, mais voit ses relations se distendre avec le président réélu.

Ensuite il accède à la présidence de l’Assemblée nationale

Il n’est pas reconduit à la primature, remplacé par Cheikh Hadjibou Soumaré Il se rabat sur l’Assemblée nationale, dont, seul candidat, il est élu le 20 juin 2007 à la présidence, par 143 voix sur 146 votants. Mais la rupture est consommée quand il cherche à convoquer Karim Wade, fils du président de la République, à l’Assemblée nationale pour audition sur les travaux de l’ANOCI (Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique). Face à son refus de démissionner de ses fonctions, son poste de numéro 2 du PDS est supprimé, le mandat du président de l’Assemblée nationale réduit de cinq à un an, et il est accusé de blanchiment d’argent, dossier pour lequel il obtient un non-lieu.

Nouvelle carte de visite : opposant à Wade

Blessé dans son orgueil, il s’émancipe au lieu de se soumettre à Wade. Le 9 novembre 2008, au cours d’une déclaration en wolof et en français, il annonce quitter le Parti démocratique sénégalais (PDS) et abandonner tous les postes qu’il occupe grâce à ce parti.

Le 1er décembre 2008, il crée, avec une trentaine de cadres du PDS, le parti politique Alliance pour la République (APR-Yaakaar) qui, lors des élections locales du 22 mars 2009, a remporté toutes les localités de Fatick, son fief, la ville de Gossas, douze collectivités locales au Nord du pays, trois au Sud. Aussi toutes les grandes villes du pays dans le cadre d’une coalition formée avec les autres partis membres de Bennoo Siggil Senegaal.

Avec en ligne de mire l’élection présidentielle sénégalaise de 2012, il sillonne les campagnes sénégalaises et va à la rencontre de la diaspora dans les grandes villes mondiales. Il prend conseil auprès de Jean-Pierre Pierre-Bloch, ancien député centriste français, également proche d’Abdoulaye Wade. En 2010, un sondage en vue de la présidentielle le place en tête à Dakar et sa région. Introverti et peu charismatique, ce qui lui vaut le surnom de « Niangal Sall » (« Sall le sévère », en wolof), on lui reconnaît intégrité et compétence. Polyglotte (wolof, sérère, pulaar, français et anglais), il incarne également un renouvellement de génération dans la politique sénégalaise, même si l’étendue de ses ressources soulève des interrogations

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