Bertoua: psychose générale dans la communauté mbororo


« Nos champs ne tiennent plus, les maïs en maturité sont déjà coupés par les ‘’casseurs’’ qu’allons nous faire ? ».  Se lamente Malapa, ressortissant du Mayo-tsanaga. L’ambiance est dense ces derniers temps, car là où ils passent les mbororos frémissent. C’est dans une panique totale que vit en ce moment le peuple mbororo de Gbaman, un petit village qui compte seulement moins de 15 habitants  situé dans le département du Lom et Djérem, région de l’Est.                                                                                                                                            

 Des truands sans foi ni loi assaillissent ces derniers jours les campements mbororos. Devenus des véritables machines à braquage, ces jeunes donc l’âge varie entre 17 et 20 ans selon les sources bien informés de l’œil du sahel, bon nombre de ces truands sont des jeunes scolarisés et entre autre les agriculteurs vu leur manière d’opérer. Venant de Garoua-Mboulaï, Meïganga, Dankalé et du Mayo-Sava, ces peulhs mbororos  qui, pour la plupart  ont vécu pendant longtemps dans la région château d’eau n’ont pas en effet connus ces dix dernières années de tel moment d’insécurité depuis leur insertion dans la communauté Gbaya. Jadis, malgré le conflit qui les a opposés face aux Gbaya de batouri et de meïganga lors d’une émeute inter-réligieuse au cours de l’année 2001 à Bonis. Pillages de champs de maïs et braquage sont des phénomènes récurrents  qui prennent le large du jour au lendemain vu ces quelques richesses que possède certain mbororo. Selon les sources proches de loeil du sahel, ce phénomène qui devient de plus en recrudescent dans ce petit village, ne laisse en aucun cas indifférent certain véreu policier. Car, avant de déguerpir au lendemain de la visite du DGSN de leur poste stoppé à 100 m de l’école publique de Bonis, quelque policier ayant acheté des parcelles de terrain dans ce village mis au parfum de cette situation, n’ont fait mine de rien au contraire ils se sont attelés à extorquer des régimes de plantain à ces ‘’nommades’’ comme appelle les natifs de la région du soleil levant.                                                                                   Sans se vouer à la descente macabre des forces de l’ordre, bon nombre de mbororo n’ont pas attendu l’aide des hommes en tenu pour prendre la direction des habitations modernes, s’étant rendu pour la plupart à Bonis, Dimako et Long-ntimbi; de ce coté la cohabitation entre ces derniers n’est pas de bonne ambiance. Pour d’autre qui ont accepté de garder les bétails dans ce village en plein cœur de la foret de l’Est, ne réside pas toujours sous des bonnes auspices, car au cour de la semaine dernière un bœuf a failli être emporté par un inconnu alors  que son propriétaire s’était rendu au champs. C’est avec l’aide du voisinage que le ravisseur aurait pris la clé des champs abandonnant sur son chemin le bétail.                           Des scènes qui, du jour au lendemain, remet sur la table du débat le phénomène d’insécurité qui sévit dans les campements mborors au quatre coins du triangle national à l’instar du Grand-Nord et des frontières voisines avec le Cameroun et se ns sont pas les mbororos des villages comme Gbaman à l’Est, Béïka-osséré dans l’Adamaoua ou Kourgui à l’Extreme-Nord qui nous diront le contraire de cette réalité.

Roméo Tignang M. à Bertoua

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