2- Maga : Le lac en péril…


Les riziculteurs veulent mener un plaidoyer afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’ensablement du lac.

Au cours de cette concertation des membres de la plate forme, les riziculteurs ont également présentés des doléances aux pouvoirs publics afin que ceux-ci puissent les « aider à les résoudre ». Des doléances qui s’ils venaient à trouver solutions, affirment t-on en cœur ici, sonneraient définitivement la fin du calvaire rencontré par le secteur rizicole et partant l’essor complète de cette activité. Principalement, elles tournent entre autre autour de l’écoulement et la commercialisation du riz produit dans les rizières ; de l’ensablement du lac de Maga, principal pourvoyeur en eau et du rapprochement de l’administration général de la Société d’expansion et de modernisation du riz de ses usagers. Pour ce dernier cas, un riziculteur membre de la plate forme affirme : « on pouvait demander que (parlant de la direction Générale de ladite société) soit ce soit à Maga, mais ce sera trop gourmand de notre part, il faut alors que la Direction soit délocalisée à Maroua». Une préoccupation que l’on trouve légitime dans ce village, d’autant plus que « Maga à elle seule est à l’origine de 60 % de la production du riz réalisée par la Semry ». L’autre motif qui milite en ce sens dit-on est le fait qu’en saison pluvieuse, rallié Yagoua qui abrite actuellement le siège de la Semry devient un calvaire. Il faut nécessairement passer par Maroua.
Dans le chapitre des doléances, les populations ont voulu poser le problème de l’ensablement du lit du Lac. En effet, depuis plusieurs années, la quantité d’eau retenue par le lac est en baisse constance. Les pécheurs qui s’y connaissent bien affirment avoir constaté que la profondeur du lac, jadis à environ 6 mètres, est en nette régression. « Si on ne fait pas quelque chose, on aura beau réhabiliter la Semry mais rien n’ira » averti le secrétaire général de la fédération des riziculteurs. Des sources concordantes font état d’ailleurs de ce que dans la localité de Mourla, l’eau en provenance du Lac ne monte pas dans les parcelles rizicoles à certaines périodes de l’année.
Pour finir, le vœu a été émis de voir les routes réfectionnés. Il faut « arranger nos routes pour nous permettre d’évacuer nos produits et nous voulons que c’est à la Semry que soit confiée cette tache, elle le fera très bien» avance un riziculteur qui croit dur comme fer qu’il n’y a pas de développement sans routes.

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