Vincent Aboubakar : Une étoile dans la nuit noire de la tannière des lions indomptables.


Emile Zola Ndé Tchoussi, à Pretoria du quotidien camerounais Mutations, présente le feu follet de la ligne offensive des cotonniers de Garoua.

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Le potentiel du jeune attaquant de Coton Sport, en partance pour Valenciennes, fait de lui un joueur d’avenir.

Déçu de voir son pays le Cameroun être le premier pays mathématiquement éliminé de la 19ème édition de la Coupe du monde, après un match de bonne facture contre le Danemark, le jeune Vincent Aboubakar était inconsolable, à la fin de la partie. Pourtant, les 15 minutes passées sur l’aire de jeu, à la place d’Achille Webo, lui ont permis de goûter à la saveur d’une phase finale de mondial. A la 81ème minute, Vincent Aboubakar a même eu la balle de l’égalisation au bout de sa godasse. Mais son tir en puissance a été détourné par un défenseur danois qui est resté longtemps couché au sol. En peu de temps, en laissant parler sa puissance et sa qualité de dribbles, il a marqué les esprits.

International cadet, il y a encore un an, Vincent Aboubakar, pur produit de Coton Sport de Garoua, a connu une ascension fulgurante. Présélectionné par le coach Paul Le Guen, en équipe fanion du Cameroun, après la désastreuse campagne de Coupe d’Afrique des nations en Angola, sa convocation avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. Certaines personnes, sous prétexte qu’il n’avait inscrit aucun but à la Can cadet en Algérie, trouvaient sa présélection précipitée. Lors des débats, ses opposants estimaient qu’il devrait évoluer par palier, en intégrant d’abord la sélection nationale junior, puis espoir, avant de penser à l’équipe A. Mais, Paul Le Guen n’en a cure. A 18 ans presque sonnés, il fait de lui le plus jeune joueur de la Coupe du monde sud-africaine.

Pendant le stage de détection à Yaoundé, comme lors de la campagne de préparation du Mondial en Autriche et au Portugal, Vincent Aboubakar a séduit. En concurrence directe en attaque, pour un poste de doublure dans la formation camerounaise, il finira par ravir la vedette à Dorge Rostand Kouemaya, l’avant centre du Fc Bruxelles. Sur le plan national, en marquant huit buts en Mtn elite One, la saison dernière et en distillant quelques passes décisives, il a contribué à hisser Coton sport sur la plus haute marge du podium. Son rendement sur les terrains camerounais ont fini par tomber aux oreilles de nombreux recruteurs. Par le biais d’agents de joueurs, il passa notamment les tests à Lyon et à Metz, au lendemain d’une blessure qui l’avait obligé à se faire opérer en Afrique du Sud. Arrivé en Hexagone amoindri, il ne pu séduire. Mais le discours élogieux de Paul Le Guen à son égard, à fini par convaincre les dirigeants de Valenciennes, où il s’est engagé pour trois ans. Dans une équipe du Cameroun en permanence en reconstruction, Vincent Aboubakar, à court ou à moyen terme, aura son mot à dire, à condition qu’il continue à progresser.

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