Mokolo : Un sapeur pompier et trois villageois meurent dans un puits


Le sergent Gamana et trois autres villageois trouvent la mort après être descendus dans un puits d’où émanait un gaz très toxique.

Dans tous le Mayo Tsanaga, la population n’en revient de ce qu’elle vient de vivre enfin de week – end dernier. Un cauchemar. Une chronique dramatique dont le nœud est l’eau, cette denrée sensée donner la vie. Chronologiquement, tout débute par la sortie d’une petite fille pour une corvée d’eau. Ici dans la région, le fait est tout banal, une fillette doit apprendre les taches ménagères. Seulement elle n’en revient pas et aussitôt sa mère va à sa recherche. Alertée par des cris en provenance d’un puits, la mère aux abois, descend au fonds  de la cavité pour y extraire sa progéniture. Seulement, elle non plus ne pourra ressortir de ce qui ne tardera pas à devenir une fosse macabre. Comme une trainée de poudre, la nouvelle fait le tour de la localité et le village se mobilise pour sortir les corps du trou. Le chef du village fait appel à un marabout pour exorciser les démons. Lequel passera aussi de vie à trépas. Sur ces entre faits,  les autorités administratives locales sont alertées. Le préfet du Mayo Tsanaga, Baba Gamdji descend sur les lieux accompagné principalement du procureur de la république et des sapeurs pompiers. Les techniciens du sauvetage suspectent un gaz toxique qui s’échappe du fond du trou et prennent des précautions appropriés. Le sergent Gamana descend dans le puits muni de masque et d’oxygène. Il parvient à faire monter le corps du malheureux marabout et demande à être remonté. Ses collègues s’exécutent. Mais le soldat de feu est extrait presque sans vie. Les efforts faits par l’équipe des sapeurs pompiers pour ramener leur collègue à la vie n’aboutit pas. Le médecin chef de l’hôpital central de Mokolo, présent sur les lieux constate alors le décès du sergent G.  Il n’avait que 33 ans. Le procureur de la république qui assisté à la scène, ordonne que la fosse soit refermée. Ce que fait sans tarder la foule de curieux. Le fameux puits devient ainsi la dernière demeure de la mère et sa fille âgée seulement de 12 ans. Pourtant au départ, elles ne voulaient que de l’eau.

Bruno Patchoaké

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